Interview : Juliette Bénédicto

Juliette Bénédicto, vainqueur de l’AlpsMan 2018 réponds à nos questions :

 

– Comment as-tu entendu parler de l’AlpsMan ?
Par un ami qui m’en a dit le plus grand bien !

 

– Qu’est-ce qui t’a motivé à venir sur l’AlpsMan ?
Après avoir visionné le teaser des autres années ça m’a donné envie, puis j’avais envie de faire une belle épreuve longue en début de saison, c’était donc la course idéale.

 

– Avais-tu peur de te lancer sur un tel format ?
Pour la barrière horaire du tournant j’avoue que non, pas vraiment, voire pas du tout en fait hihi… je pensais passer sans problème pour la montée. Ce qui me faisait peur c’est l’état dans lequel je serais pour grimper un tel dénivelé ! La montée du Semnoz, après plus de 10h d’effort, c’est un beau chantier et c’est plutôt ça qui m’inquiétait… !!

 

– Comment te sentais-tu sur le bateau ? Comment as-tu vécu la mise à l’eau au milieu du lac d’Annecy ? Quel souvenir en gardes-tu ?
Je me sentais vraiment bien : j’ai trouvé qu’il y avait une superbe ambiance et tellement convivial. C’était déstressant d’aller tous ensemble au départ tranquillement à bord d’un beau bateau !

 

– Tu es la gagnante de 2018, et tu l’auteure d’une performance incroyable en natation, en sortant 2e au scratch. Comment t’es-tu préparé ?
Bizarrement je n’ai pas beaucoup nagé les semaines précédentes donc j’étais – vraiment agréablement – surprise de ma natation (je pense que j’ai gardé les bases de l’hiver où j’avais plus nagé que d’habitude). Sinon j’ai alterné entre sorties vélo longues en montagne et sorties courtes à plat (sprints aux pancartes avec les copains !). Et de même à pied : j’ai alterné entre séance longue en trail et séance courte sur la piste.

 

– On t’a vu sourire tout le long des épreuves, l’AlpsMan serait donc facile ? 😉
Ahah non !! Le sourire c’est pour faire illusion … lol… Non ; quand je vois du monde, tous ces gens qui nous encouragent, ça me rend heureuse. Et puis d’un autre côté, quand on sourit, ça passe plus facilement ! (Cela dit, ne vous méprenez pas, y’a aussi des moments où je tirais la tronche toute seule sur mon vélo… comme dans le col des Prés par exemple !!).

 

– Tu es une locale, avais-tu pris le temps de reconnaître les parcours avant ? Appréhendais-tu la montée finale au Semnoz ?
Oui, autant à vélo qu’à pied, je trouvais ça rassurant d’aller voir le parcours. J’avais fait presque la totalité du parcours vélo (avec Thomas Leboucher, petit clin d’oeil en passant parce que la journée avait été longue et brumeuse !). Et quatre jours avant la course (mieux vaut tard que jamais …je voulais absolument voir cette fin de parcours à pied et il ne me restait plus d’autres créneaux !) j’avais été faire la montée en marchant pour voir ce que ça donnait. Et c’est là que j’ai pensé : « Ce n’est pas gagné ! ».

 

– La deuxième, Isabelle Ferrer, n’était pas très loin derrière toi, où as-tu puisé les ressources pour la maintenir à distance jusqu’à l’arrivée ?
J’avais fait toute la course en tête, je me suis dit : « Tu ne lâches rien !!! » Déjà rien que ça, ça te booste pas mal. Heureusement que j’avais pris de l’avance car la montée a été difficile quand même. J’ai essayé de bien manger et bien boire pour assurer le coup jusqu’au bout !

 

– De retour sur l’AlpsMan 2019 ?
Aaah je pense… ça me tente bien mais il faut pouvoir encaisser l’entraînement avant, des bornes à vélo, des bornes à pied… !