Interview confinée #1 avec Sandrine Lasserre - AlpsMan

Interview confinée #1 avec Sandrine Lasserre

POUVEZ-VOUS VOUS PRÉSENTER BRIÈVEMENT ?

Je suis devenue diététicienne et athlète sur le tard, après un premier emploi dans la chimie.  Je me suis spécialisée en nutrition du sport mais j’aime la diversité du métier. En sport aussi d’ailleurs, d’où le triathlon ! Je pense être loin du cliché de la diététicienne “brocoli-vapeur” ou “5-fruits-et-légumes-par-jour”.

COMMENT DÉFINISSEZ-VOUS L’ALPSMAN ?

C’est d’abord les retrouvailles avec le triathlon après une année 2020 axée trail. 

C’est aussi un nouveau défi, qui fait suite à mon premier marathon-trail l’an dernier. Le dénivelé est mon point faible, mais j’ai appris à l’aimer… Donc l’Alpsman est la combinaison logique : du long et du dénivelé. 

Enfin c’est aussi un autre challenge et apprentissage vis à vis de mon métier. Ma préparation nutritionnelle avait porté ses fruits sur le marathon-trail, je suis sûre que cette expérience triathlon sera tout aussi enrichissante.

COMMENT SE RÉSUME VOTRE QUOTIDIEN, ENTRE VIE PROFESSIONNELLE, PRÉPARATION, CONTEXTE SANITAIRE COMPLIQUÉ ?

Il y a deux concepts qui m’aident, et d’autant plus dans ce contexte actuel : l’anticipation et l’adaptation. Je planifie des temps sur l’agenda pour chacun des domaines cités, en incluant aussi du temps de repos, du temps pour moi. Ca peut être de la lecture, une conversation avec une amie… Pouvoir garder le lien avec mes proches, être active et me détendre me permet de garder le moral.

COMMENT AVEZ-VOUS ADAPTÉ VOTRE PRÉPARATION PENDANT LE CONFINEMENT ?

L’adaptation… en fait j’ai changé la façon de m’entrainer mais pas forcément le rythme hebdomadaire. Course à pied, home trainer, renforcement musculaire, étirements, trigger point… je peux compter sur mon coach (l’équipe WePerf dont je fais aussi partie en tant que diététicienne) pour me donner du contenu ! Par visio, avec le groupe c’est top pour la motivation !

Tous mes déplacements sont à vélo, donc je peux aussi en profiter pour m’aérer ou y mettre du contenu technique.

COMMENT AVEZ-VOUS ADAPTÉ VOTRE RÉGIME ALIMENTAIRE ?

Évidemment mon alimentation est différente de la période de pic de saison: j’optimise les entraînements fonciers et le renforcement musculaire par des apports adaptés. Mais globalement la structure est similaire. Garder les mêmes horaires de repas qu’en dehors du confinement me permet de ne pas grignoter par exemple. Lorsque je travaille à la maison, je garde aussi des moments de pause, comme au bureau pour un café ou simplement pour déconnecter la tête, et pourquoi pas me défouler en dansant un moment !

EST CE QUE VOUS VOUS PERMETTEZ UN ÉCART DANS LA SEMAINE ?

(rire) Je parlais avant d’anticipation, de structure mais ça n’empêche pas de garder le plaisir, qui est une dimension importante dans l’alimentation. Je reste souple et je préfère avoir des petits plaisirs quotidiens qui font partie de mon équilibre alimentaire (du chocolat par exemple, et pas forcément noir ;)) plutôt que de me “priver” 6 jours et “permettre un écart” par un “cheat day”. Et bien sûr, je me réjouis de retrouver mes amis autour d’un bon repas, de temps en temps, comme pour une raclette vu la saison !

VOS OBJECTIFS POUR CETTE ÉDITION 2021 ?

Vu que c’est une première et pour un triathlon hors-norme comme celui-ci, je n’ai pas de chrono en tête. Les objectifs sont surtout de finir, sans blessure, lucide et avec le sourire !!

Merci Sandrine pour ce témoignage et le partage de votre quotidien avec nous. Quelque chose nous dit qu’on la retrouvera bientôt pour vous donner quelques conseils nutrition !