Des coureurs aux couleurs de l’association SEPas Impossible sur l’AlpsMan

Les organisateurs de l’AlpsMan Xtrem Triathlon sont fiers de soutenir l’association SEPas Impossible. Cette année encore, plusieurs athlètes relèveront le défi de l’AlpsMan et représenteront l’association SEPas Impossible, qui soutient les personnes atteintes de sclérose en plaque (SEP) et leurs proches, et veille à leur bonne prise en charge en Pays de Savoie.

 

 

Afin de faire face à la maladie, nombreux sont les patients qui pratiquent le sport, malgré leur handicap. Un véritable défi physique et mental !

« Les personnes touchées par la SEP font du sport pour lutter contre la maladie. C’est chaque jour un challenge pour aller courir ou simplement marcher. A travers l’engagement de nos athlètes sur l’AlpsMan, nous voulons aussi montrer que rien n’est impossible. C’est un énorme défi physique mais il faut surtout un mental de fer pour finir une telle épreuve ! Comme il faut un mental de fer pour vivre la maladie au quotidien. » explique Cécile Monod, présidente de l’association SEPas Impossible.

 

 

 

 

Dernièrement c’est une belle victoire que l’association a remporté : un établissement d’accueil médicalisé verra le jour en Haute-Savoie. 50 lits pour un accueil à temps plein, temporaire et de jour. Les malades de la sclérose en plaques des pays de Savoie pourront être dignement accueillis dans leur bassin de vie, proches de leur entourage. Un grand pas vient d’être franchi !

Ouverture prévue le 1er janvier 2020.

 

 

Cette année, nous partons à la découverte de 3 participants qui courront au nom de l’association. Ils nous expliquent les raisons de ces choix. 

 

Tout d’abord, Eric et Valérie Boitte, gérants dans l’hôtellerie-restauration à Sévrier.

Ils ont été contactés par Cécile Monod, la présidente de SEPas Impossible, qui recherchait des ambassadeurs au profil un peu atypique. N’ayant jamais couru pour une association auparavant, ils ont tout de suite adhéré à 100% au projet, et ont été convaincus par le bon accueil qui leur a été réservé. Cette proposition représentait pour eux une bonne occasion d’apporter leur pierre à l’édifice, et de générer de la visibilité pour l’association et les valeurs qu’elle défend. Pour eux, courir pour une association leur donne une motivation supplémentaire pour aller au bout du parcours : « en général, on court pour nos enfants, mais là, ça nous donne un but supplémentaire : en cas de coup de mou, on pense à ces gens qui souffrent quotidiennement, et ça nous pousse, on ne peut pas abandonner, on doit continuer pour eux ! ».

Bénévoles lors de la précédente édition, ils ont gardé un très bon souvenir de leur expérience et ont apprécié la bonne organisation de l’événement. Cette année, c’est donc du côté des participants qu’ils vont vivre l’AlpsMan !

 

Ce qui les attire, c’est évidemment le défi sportif que représente le triathlon Xtrem, mais également le cadre magique dans lequel il se situe : le départ sur le Lac d’Annecy et le territoire parfaitement adapté à ce type de compétition, qui propose des tracés et des dénivelés vraiment intéressants pour les athlètes.

 


Valérie et Eric sont des habitués des épreuves longue distance et pratiquent le vélo et la course à pieds depuis des années, mais l’AlpsMan sera leur premier triathlon ! Ils sont mariés dans la vie, mais pour la course, c’est chacun pour soi ! Ils suivent leur propre programme d’entrainement et ne le divulguent pas ou peu à l’autre. Une petite « guerre » qui rajoute encore un peu plus de piment dans le défi que représente l’AlpsMan pour eux !


 

 

A moins d’une semaine de la course, Valérie et Eric se sentent prêts, au top de leur niveau. « On est confiants. L’objectif est bien sûr de gravir le Semnoz et d’obtenir la médaille noire de Top Finisher, mais avant tout de donner le meilleur de soi-même, et d’avoir de bonnes sensations sur la course ! Si ça passe, tant mieux, si ça ne passe pas… on sera heureux quand même ! C’est notre première participation et on a hâte d’y être ! D’ailleurs, on ne remerciera jamais assez l’organisation qui fait un travail colossal pour nous permettre de vivre de merveilleux moments. On espère que ça durera pour des années encore, il faut faire perdurer l’AlpsMan ! ».

 

C’est donc hyper motivés qu’ils seront sur la ligne de départ de l’AlpsMan Xtrem Triathlon samedi. On leur souhaite bonne chance !

 


 

Nous rencontrons également Jean-Luc Vauthier, qui s’est inscrit à l’AlpsMan 2017 sur un coup de tête, sans rien dire à personne. Il n’a jamais participé à une épreuve similaire. Il a pourtant fait preuve d’une force de caractère exceptionnelle pour venir à bout de son tout premier triathlon ! Cette année, il réitère l’expérience qui a « changé sa vie« , mais dans une optique complètement différente.

 

« Lors de l’AlpsMan2018 : je vais porter fièrement les couleurs de SEPas impossible ! »

 

Pourquoi être ambassadeur de cette association ?

Parce que la création de cette structure a beaucoup de points communs avec mon état d’esprit.

Parce qu’il faut du courage pour aller solliciter les autorités départementales et de santé sans connaissances spécifiques.

Parce qu’il est urgent que les choses bougent et avancent en faveur des malades de la sclérose en plaques.

Aussi, parce que la dynamique SEPas Impossible, c’est tout mettre en œuvre pour réaliser ses rêves.

 

Quel souvenir gardez-vous de votre premier AlpsMan ?

Ce fut pour moi de grands moments de partage, d’entraide, et de solidarité.

Mon profil sportif est plutôt « atypique » et très loin des standards. En effet, lors de la 1ère édition de l’AlpsMan, quand j’ai vu passer les athlètes, je me suis dit : « ces gens, ce sont des guerriers, je veux faire ça ». Depuis ce jour, ce rêve est entré dans un coin de ma tête et ne l’a jamais quitté. Malheureusement, je ne sais pas très bien nager, je n’ai jamais parcouru une telle distance à vélo, jamais fais de course à pied, et évidemment jamais participé à un triathlon. Toujours avec ce rêve en tête, la veille de l’épreuve,  je me suis inscrit. Le jour de l’épreuve, sans que personne ne soit au courant, je me suis jeté à l’eau au petit matin. Ma natation « improvisée » m’a tout de même permis de sortir de l’eau dans les délais. J’ai terminé le vélo après près de 10h00 d’effort sous les encouragements de mes amis bénévoles. Mon initiation au marathon fut un réel combat. Combat que j’ai achevé à minuit, avec le soutien  de mon groupe de « supporters ». De ce fait, je suis un Lake Finisher, le dernier à l’arrivée de l’épreuve 2017.

 

« Aujourd’hui, je me dois de faire mieux. Plus vite ? Plus loin ? Plus haut ? La réponse est non. L’année passée, j’ai couru pour moi, pour réaliser mon rêve. Cette année, je vais faire beaucoup mieux, je vais courir pour les autres et le confort des malades ! »

 

Retrouvez plus d’informations sur l’association SEPas Impossible sur leur site !